...::: WiLDeRNeSs :::...

...::: WiLDeRNeSs :::...
Date de sortie: 14 Mars 2007
Réalisé par: Michael J. Bassett
Avec: Sean Pertwee, Alex Reid, Toby Kebbell...
Film britannique.
Genre: Epouvante-horreur
Durée: 1h 34min.
Année de production: 2006
Interdit aux moins de 16 ans
Distribué par: La Fabrique de Films


RéSuMé:

Après avoir poussé au suicide un de leurs compagnons de cellule, une bande de jeunes délinquants est envoyée sur une île pour un stage de réinsertion et d'apprentissage de la survie en groupe. Ils se croyaient seuls mais leur séjour va tourner au carnage.


CriTiQuE:

Wilderness est l'un de ces petits films d'horreur voulant s'inscrire dans la nouvelle vague Britannique. Après l'exellent "the descent" qui ranima le genre survival, et suivant les films tels que Isolation, Creep, Severance ou encore Dog Soldiers. Le réalisateur de ce Wilderness est Michael J. Bassett qui en est donc à son 2nd long métrage (après La tranchée réalisée en 2001).

Wilderness part d'une idée de base simple mais efficace: des prisonniers (ils ont la côte depuis Prison break :D) sont envoyés sur une île pour un stage pratique en groupe de réinsertion à la vie en communauté, après que l'un de leur "compagnon" ne se soit suicidé. Idée plutôt bien exploitée dans le fond, pour un petit film d'horreur, on n'en attendait pas plus. Car oui, Wilderness est bien loin de révolutionner le genre. Le réalisateur utilise des techiques toutes simples pour effrayer: jeux sonores, des feuilles qui bougent, des choses qui se déplacent sans qu'on sache pourquoi...techiques bidons pour le film d'horreur de base. Mais là où Wilderness a voulu creuser son originalité, c'est en mettant une caméra numérique en oeil subjectif. Lors de l'attaque des chiens-loups, à chaque fois on se met à la place de l'agresseur. Empruntant donc le style du Projet Blair Witch a qui du beaucoup l'inspirer, le réalisateur se plante complètement car ces effets n'ont aucun impact sur le film, si ce n'est que de rendre la réalisation encore plus dégueulasse. Cet effet pouvait être exploité, mais d'une autre manière car celà rend la vision du film agacante.

Ensuite, en plus d'une réalisation pe
u interessante voire agacante lors de passages (attaques des chiens) qui auraient du être les meilleurs, le genre 'survival' que se donne le film (et que bcp d'entre vous cher amis bloggeurs avaient apprécié) n'y est pas. Oui les jeunes gens veulents survivre, ok ... mais ca n'en fait pas un survival pour autant, si vous voulez du bon vrai survival, j'vous conseille des films des années 70/80 mes amis ;-)
De plus, le
scénario, bien qu'exploitant une idée interessante, se fond dans la masse des slashers presque: personnages archi conventionel, les méchants, les faux gentils, les deux qui baisent (excusez cette expression mais c'est le cas), l'autre jaloux, celui qui veut se venger, celle a rien fait...bref personnages totalement bidons alors qu'il y avait matière à exploiter.
Enfin, et c'est ce qui m'
a le plus agacé: à peine la mointié du film passé (entre 30 et 40 min de film) on connait déjà la solution: bouuuuh c'est le papa du suicidaire qui se venge pcq on a torturé son petit, aidé bien sur par l'autre torturé. Ouh lala ! Pitoyable comme fin! (remarquez les dialogues ne sont pas mieux non plus, mais bon...faut pas trop en demander ;-) ).

Alors oui Wilderness est un film où on voit un jeu de massacre, mais NON ca n'est pas un survival. Film ultra classique, personnages caricaturales, la solution trouvée au bout de 30 min, effets de caméra subjectives ratés. Non wilderness n'est pas un bon film d'horreur (rematez vous la colline a des yeux et the descent pour la nouvelle génération d'horreurs survival) mais un petit film qui a une bande son accrocheuse, des acteurs qui se dépatouillent comme ils peuvent, et quelques trucs interessants...à part ca, ca n'en vaut pas la peine.


NoTe: 1.5/6 et tOa ? :)

# Posté le samedi 07 avril 2007 07:32

Modifié le lundi 23 avril 2007 13:58

...::: LiTTLe MiSS SunSHiNe :::...

...::: LiTTLe MiSS SunSHiNe :::...
Date de sortie: 06 Septembre 2006
Réalisé par: Jonathan Dayton, Valerie Faris
Avec: Greg Kinnear, Toni Collette, Steve Carell, Alan Arkin, Abigail Breslin
Film américain.
Genre: Comédie, Drame
Durée: 1h 40min.
Année de production: 2005
Distribué par: Twentieth Century Fox France


RéSuMé:

L'histoire des Hoover. Le père, Richard, tente désespérément de vendre son "Parcours vers le succès en 9 étapes". La mère, Sheryl, tente de dissimuler les travers de son frère, spécialiste suicidaire de Proust fraîchement sorti de l'hôpital après avoir été congédié par son amant.
Les
enfants Hoover ne sont pas non plus dépourvus de rêves improbables : la fille de 7 ans, Olive, se rêve en reine de beauté, tandis que son frère Dwayne a fait voeu de silence jusqu'à son entrée à l'Air Force Academy.
Q
uand Olive décroche une invitation à concourir pour le titre très sélectif de Little Miss Sunshine en Californie, toute la famille décide de faire corps derrière elle. Les voilà donc entassés dans leur break Volkswagen rouillé : ils mettent le cap vers l'Ouest et entament un voyage tragi-comique de trois jours qui les mettra aux prises avec des événements inattendus...


CriTiQuE:


Little Miss Sunshine est le premier film réalisé par le couple que forment Jonathan Dayton et Valerie Faris. Petit film indépendant qui a quand même mis 5 ans avant de voir le jour sur nos écrans. Car il n'est pas évident, surtout aux Etats-Unis, d'amasser les fonds necessaires à la production d'un petit film comme Little Miss Sunshine (priorité aux grosses bouses américaines bien pitoyables et bien chers tels que doivent être norbit, big movie, ghost rider et j'en passe xD!).

Little Miss Sunshine est donc un film familial. Un film sur l'histoire d'une famille pas comme les autres: le grand-père vit avec eux, le père est un looser qui croit être un winner, le fils qui a décidé de s'abstenir de parler, le frère depressif, homosexuel et suicidaire, la mère débordée et la petite fille à lunette et un peu boulotte qui veut participer à un concours de beauté !
C'est là que toute
la famille s'embarque pour emmener la petite Olive à son concours. Tous dans un vieux van un peu pourris, et c'est parti pour 1H30 de folie dans la vie des Hoovers.

On p
ourrait reprocher à ce Little Miss Sunshine de n'être que peu original dans sa forme, de n'éviter les clichés du genre, cependant il faut admettre qu'il y a de l'idée dans le fond. Une idée plutôt bien exploitée, et servi par des dialogues à mourir de rire. Des dialogues et surtout des acteurs qui sont tout le charme du film, et qui nous servent des scènes cultes: la scène du repas des Hoovers, le dialogue avec le grand-père dans le van, et enfin le must: le show de la petite Olive à son concours de miss.
Des
scènes vraiment hilarantes, des situations peu communes mais très bien écrites et encore plus interprêtées. Car l'interprêtation est LA force de ce film.
Tous
les acteurs sont exellents: Toni Colette, Steve Carrell, Greg Kinnear, Alan Arkin et Paul Dano. Chacun est dans son rôle, à sa place, avec ses dialogues et les acteurs sont en harmonie, vraiment. Mais la vraie révélation du film c'est bien la petite Abigail Breslin, qui interprête Olive en y apportant toute son énergie, sa fraicheur et son charme. Elle fait vraiment l'atout majeur du film, et sa carrière est à suivre, car moa je vous le dis: cette petite a du talent !

Bref, to
ut ca pour dire que Little Miss Sunshine est l'une des plus jolie révélation de l'année dernière, l'un des meilleurs films de l'année 2006 selon moi-même :)
Une
comédie vraiment tordante, des dialogues mélangeant humour subtile et humour débile, ce film est un petit trésor des films indépendants. Un film rare, et à ne pas louper notamment la prestation d'Abigail Breslin, exellente.





NoTe: 5.5/6

# Posté le jeudi 22 mars 2007 11:44

Modifié le lundi 23 avril 2007 13:58

...::: TransAmericA :::...

...::: TransAmericA :::...
Date de sortie: 26 Avril 2006
Réalisé par: Duncan Tucker
Avec: Felicity Huffman, Kevin Zegers, Fionnula Flanagan...
Film américain
Genre: Drame
Durée: 1h 43min.
Année de production: 2004
Distribué par: Bac Films


RéSuMé:

Bree, devenu transsexuel, travaille jour et nuit afin d'avoir assez d'argent pour payer une intervention chirurgicale qui fera définitivement de lui une femme. Un jour, elle reçoit un appel téléphonique d'un adolescent en fuite qui recherche son père. Elle comprend avec effarement qu'il est le résultat d'une liaison hétérosexuelle sans lendemain qui a eu lieu alors qu'elle était encore un homme...


CriTiQuE:


Transamerica est le 1er long métrage d'un jeune réalisateur, Duncan Tucker. Pour son premier film, il faut avouer que le réalisateur a fait fort: prix du meilleur scénario au festival de Deauville en 2005.
Transamerica raconte
l'histoire d'une femme, enfin non, d'un homme qui cherche à devenir une femme. Histoire peu commune, histoire complètement décalée, histoire originale. C'est d'ailleurs l'originalité de son scénario qui a valu ce prix à Deauville. Le réalisateur s'est inspiré d'une rencontre ac une femme transsexuelle, une amie qui l'a inspirée.

Niveau scénario,
autant dire que le film tourne toujours tout à l'humour. C'est une véritable comédie (certes qui tire vers le dramatique par moment, mais le ton humoristique est omni-présent). Un scénario totalement original, vraiment très intelligent. Rien n'est tourné au ridicule, tout parait complètement crédible (c'est l'une des deux forces de ce film!). Transamerica est, en effet, un petit film indépendant, donc à petit budget, et n'a donc pas vraiment bénéficié d'une grande publicité lors de sa sortie. Passé inapercu ?! pas tant que ca! Les consommateurs de pop corn ne connaitront pas, mais ceux qui apprécient le vrai cinéma sont susceptible d'en avoir entendu parler, le bouche à oreille ca marche =)

Il faut dire
qu'une histoire de transsexuel tourné à la comédie, on a déjà vu The rocky Horror Picture Show, véritable satyre et véritable chef d'oeuvre !
Certes, Tr
ansamerica n'est pas un chef d'oeuvre. La mise en scène est très conventionnel, cependant il faut reconnaitre que l'image est propre, la photographie est plutot jolie, mais rien de transcendant non plus.

Alors
quelle est la deuxième force du film ?! Ses acteurs! Car Oui Felicity Huffman est une très grande actrice. On ne lui reconnait pas encore vraiment, mais c'est une grande actrice. Elle est méconnaissable (car tout le monde l'a connait sous les traits de Lynette Scavo dans la série Desperates housewives...!), sa voix et son visage sont transformés et elle est totalement en phase avec le personnage de Bree (le travail de maquillage est épatant je trouve). Elle souffre avec le personnage, elle évolue avec, elle est dedans, et aurait même mérité l'oscar de la meilleure actrice, pour lequel elle était nominée.
E
nsuite il y a aussi un petit jeune qui fait son bout de chemins: Kevin Zegers. Après avoir joué dans des petits films d'horreur tels que Wrong Turn ou encore Dawn of the dead (où il faut le reconnaitre, il n'exploitait pas vraiment son talent d'acteur), il peut enfin se réveler en tant qu'acteur, et il est vraiment très bon. Il forme un beau duo avec Felicity Huffman, et c'est cette alchimie qui fait que le film fonctionne si bien.

Transamerica est donc une comédie originale, divertissante, rafraichissante qui traite du rapport à la différence, au rejet, et surtout des liens familiaux. Thèmes très bien traités autant par les dialogues qu'interprêtés par son duo d'acteurs au sommet !
T
ransamerica est donc un petit film indépendant très bons, un de ces petits films qui mériteraient plus d'attention car c'est vraiment un exellent film.


NoTe: 5/6

# Posté le jeudi 22 mars 2007 11:42

Modifié le lundi 23 avril 2007 13:58

...::: Ma pLaCe Au SoLeiL :::...

...::: Ma pLaCe Au SoLeiL :::...
Date de sortie: 14 Mars 2007
Réalisé par: Eric de Montalier
A
vec: Nicole Garcia, Jacques Dutronc, André Dussollier, Elodie Bouchez, Mélanie Doutey, Gilles LeLouche, Eric de Montalier...
Film français.
Genre: Comédie dramatique
Durée: 1h 45min.
Année de production : 2007
Distribué par: Studio Canal


RéSuMé:

Adolescent, on a le sentiment profond que la vie qui s'annonce verra se succéder aventures et bonheurs en tout genre. Quoi qu'il arrive, on saura appréhender les situations les plus délicates avec une virtuosité dépassant l'entendement.
Mais ce
n'est pas toujours le cas. Nos protagonistes, trois couples et un célibataire (entre autres) d'âges, de classes sociales et d'itinéraires difrents, sont sans doute de cet avis.
Dépas
sés par les événements, par leurs événements, ils cherchent tant bien que mal à se débattre et à s'extirper des doux méandres dans lesquels ils se sont englués : professionnels ou personnels, consciemment ou inconsciemment.
Sauront-ils aborder sereinement cette étape, avec virtuosité, afin de réintégrer leur vrai chemin, celui qui mène au "bonheur".
Et se faisan
t se rapprocher de la place qui leur est due... Face au soleil...


CriTiQuE:


Ma place au soleil est la première réalisation de Eric de Montallier, acteur, qui a notamment joué dans Narco, ou Grégoire Moulin contre l'humanité.
Il a décidé de passe
r derrière la caméra l'année dernière, en signant donc son premier long métrage, qu'il résume comme un film choral. Un film qui parle des choses, des questions de la vie, des questions du quotidien. Des thèmes aussi qui touchent chacun d'entre nous selon le stade de la vie : la naissance, la mort, l'amour, la solitude, le travail, l'argent...

Ainsi le scénario de
Ma place au soleil met en avant 3 couples et un célibataire, plus des personnages extérieurs qui viennent un peu tout chambouler dans la vie (monotone) de nos personnages. On a d'abord un « vieux » couple, un couple qui ne se parle plus, qui s'ennuie ; ensuite un couple dont le mari est profondément égoïste et va même voir ailleurs ; et enfin un jeune couple dont l'homme n'est resté qu'un gamin. A côté on a un célibataire qui se sent trop seule, une jeune étudiante qui vit une passion tumultueuse...
Les personnages peuvent para
ître stéréotypés d'après ce petit topo, mais bien au contraire. Ils intériorisent leurs sentiments, ce sont des êtres fragiles qui sont confrontés à des situations que n'importe qui pourrait vivre aussi. Evidemment tous les personnages sont face à un thème courant dans le cinéma : l'amour. Seulement le réalisateur n'évoque pas seulement l'amour d'un homme pour une femme, mais aussi et surtout l'amour de soi, et l'amour de l'autre. Pour cela il a développé des personnages qui ont chacun une façon différente d'aimer, de le prouver. La force du film, et du scénario, réside essentiellement dans ses personnages, dans leur façon d'être et de penser. Mais si ce film est particulièrement intéressant, ca n'est pas seulement pour ses personnages, mais aussi pour ses dialogues. Des dialogues vraiment parfaitement bien écrits, des dialogues riches en émotions, rires, larmes... tous les sentiments y passent. Des dialogues qui sonnent vrai et réfléchis. C'est ca la vraie force du film ! Cependant, on pourrait lui reprocher d'être un peu "lent" comme film, mais son aspect ralenti s'accorde en douceur aux sentiments évoqués, et la musique ne fait que le sublimer.

Evidemment, le film reste profon
dément français, et respecte les codes du cinéma français. Les films chorals, c'est notre spécialité ! Cependant ce film sort véritablement du lot, car bien que très classique dans sa mise en scène (comme la plupart des films français il faut avouer), le réalisateur s'est entouré d'une équipe d'acteurs prestigieuse : Jacques Dutronc, François Cluzet, Gilles Lellouche, Nicole Garcia, André Dussolier, Elodie Bouchez, Mélanie Doutey, Valérie Golino, ou Hippolyte Girardot (le réalisateur s'est même confié un rôle). Une équipe d'acteurs tous aussi excellents les uns que les autres. Mention spéciale à Gilles Lellouche et François Cluzet qui pour moi sont vraiment surprenants, et qui nous font rire et pleurer dans ce film !

Ma place au soleil est donc un film choral, un puzzle de sentiments, de questions, des réponses, de questions sans réponses qui aborde parfaitement les aléas de la vie, les sentiments et l'amour en général. Un film qui passer un agréable moment, un film qui marque par ses dialogues et par la sublime interprétation de ses acteurs, au sommet !
Eric De Montallier signe un film brillant et très réaliste, Ma place au soleil est vraiment un film touchant à voir absolument.



NoTe: 5/6

# Posté le mardi 20 mars 2007 05:14

Modifié le jeudi 24 mai 2007 08:41

...::: La CiTé InTeRDiTe :::...

...::: La CiTé InTeRDiTe :::...
Date de sortie: 14 Mars 2007
Réalisé par: Zhang Yimou
Avec: Gong Li, Chow Yun-Fat, Jay Chou
Film chinois, hong-kongais.
Genre: Aventure, Drame, Action, Historique
Durée: 1h 54min.
Année de production: 2006
Titre original: Man cheng jin dai huang jin jia
Distribué par: SND


RéSuMé:

En Chine, au Xe siècle, on s'apprête à célébrer late de Chong Yang. Des milliers de chrysanthèmes dorés ont été disposés dans le palais impérial où règne la la dynastie Hou Tang. Pour célébrer ce grand jour en famille, l'Empereur revient au palais avec son deuxième fils, le prince Jai. Cependant, étant donné la froideur de ses relations avec l'Impératrice, sa venue pour la fête ne pourrait être qu'un prétexte...


CriTiQuE:

Sorti sur les écrans il y a une semaine avec un budget de 45 millions de dollars, Zhang Yimou fait de sa 'cité interdite' le film le plus cher de l'industrie cinématographique chinoise, surpassant le récent "Wi Ju" et un autre film de sa filmographie "Hero" (n'ayant pas vu ce dernier, ni aucun film de sa filmographie, je ne pourrais faire de comparaison!). Zhand Yimou avait donc signé "Hero", considéré comme un exellent film, et plus récemment "le secret des poignards volants" (avec Zhang Ziyi).
Cette
"cité interdite" marque le retour de son actrice fétiche, Gong Li ac qui il a déjà collaboré sur 3/4 films (notamment dans épouses et concubines).

La cité inte
rdite
est donc un projet très ambitieux, c'est pour celà que le réalisation s'est attaché à soigner son image, ses décors, costumes, acteurs...et il s'en ai d'ailleurs donné les moyens. Ainsi deux mois avant le tournage, la préparation des costumes et décors avaient déjà largement avancé. Le film regorge de couleurs, en effet chaque pièce du palais de l'empereur a des couleurs dominantes différentes. Le palais ressemble à un véritable arc en ciel, et la lumière a été parfaitement travaillée pour pouvoir rendre les couleurs encore plus sublimes à l'écran. Celà renforce tout à fait le côté grandiose de la dynastie des empereurs chinois. De même pour les costumes, absolument magnifiques (j'entend pas là, costumes et accésoires) qui subliment les acteurs, notamment Gong Li. Acteurs qui sont dans l'ensemble, plutôt bons (à part Gong Li, il n'y en a pas un qui sort vraiment du lot, ni dont la prestation est sensationnelle). Grandiose aussi niveau cascades, qui sont vraiment maitrisés, et on retrouve l'inspiration des films chinois d'arts martiaux, dont l'industrie chinoise est maitre (les chorégraphies me font vraiment penser à Tigre et Dragons!)

Le ré
alisateur a surtout travaillé le côté technique de son film, car à côté de ça le scénario n'a rien d'extraordinaire, au contraire. Le film commence très bien, mais le rythme s'essoufle à un moment jusqu'à la guerre (peut-être un peu avant quand même, quand le complot de met véritablement en place je dirais) dans l'enceinte du palais. Ce passage est vraiment époustouflant, et les scènes sur le parterre de fleurs rendent très bien à l'écran, et marque d'autant plus le contraste sur lequel le film joue principalement. Le contraste entre beauté extérieure et cruauté intérieure, contraste très bien résumé par un vieux proverbe chinois: "Or et jade à l'extérieur, pourriture et décadence à l'intérieur". Le film montre à quel point les êtres peuvent se déchirer entre eux, pour le pouvoir notamment.
Mais il faut avouer qu
e le film n'est pas une réussite totale, bien au contraire. Il y a une baisse de rythme, et aussi (surtout!) le scénario n'est vraiment pas à la hauteur d'un film comme il aurait pu être. En effet s'il avait été travaillé, notamment sur le complot, les trahisons, la déchirure d'une famille d'empereurs, et enfin la psychologie des personnages, le film aurait pris beaucoup plus d'ampleur et aurait vraiment cartonner je pense.

Bref, la cité interdite est un très beau film visuellement, tout le côté technique est très bien réalisé et maitrisé, cependant il manque de rythme et d'ampleur. Dommage car il aurait pu être une vraie réussite. (j'Oubliais la BO est très jolie, et on est très bien impregné dans l'ambiance gargantuesque des dynasties chinoises)


NoTe:

Presse: 5/6
mOa: 4/6
vOus: 3/6

# Posté le samedi 17 mars 2007 17:05

Modifié le jeudi 24 mai 2007 03:53